TRANSCULTURE #2

Théâtre sans frontières
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L’Université de Haute-Alsace propose, au travers de NovaTris, le Centre de compétences transfrontalières (ANR-11-IDFI-005) et le Service Universitaire de l’Action Culturelle (SUAC), trois rencontres liées au théâtre. Chaque rencontre comprend un spectacle, un atelier artistique et un échange, ainsi que la visite du lieu de spectacle. Échanges interculturels et linguistiques seront également au programme de ces trois week-ends de rencontres de mars à mai 2021. 

Ce programme vise à favoriser la connaissance des pratiques culturelles des trois pays en provoquant des rencontres avec des acteurs des scènes théâtrales locales.
Transculture encourage les étudiants à la mobilité dans l’espace du Rhin supérieur et propose un cadre de rencontre atypique.
Les étudiants pourront ainsi approfondir leurs compétences interculturelles et linguistiques, tout en développant un réseau différent au sein d’Eucor – Le Campus européen. Par ces rencontres, les étudiants sont plongés dans un mélange de langues, de culture et de points de vue. 

Organisation pour les 3 rencontres :

Samedi  :
Entre 16h et 17h : accueil des participants et participantes
17h : visite du lieu et introduction au spectacle
19h : repas pris en commun
20h : spectacle
En soirée : hébergement des participants

Dimanche : 
09h00 : atelier artistique
12h30 : repas pris en commun
14h : atelier interculturel
16h : départ des participants et participantes

Cet événement s’adresse à tous les étudiants du réseau Eucor – Le Campus européen ayant un niveau B1 au minimum en français et en allemand. Le recrutement est ouvert à : 
7 étudiants de l’Université de Haute-Alsace (4) et de Strasbourg (3)
7 étudiants de l’Université de Bâle
7 étudiants des Universités de Fribourg-en-Brisgau et de Karlsruhe.

Lieux et dates des rencontres :

En raison des contraintes sanitaires le programme a été modifié.

Spectacle, « Die Seuche », Amir Reza Koohestani et Mahin Sadri, théâtre en allemand

Une ville sans nom est menacée par une épidémie sans nom. Dans le lobby d’un hôtel, une cellule de crise s’est réunie, non seulement pour organiser le combat contre une pandémie inconnue et complètement inattendue, mais aussi pour anticiper la crise sociétale et morale qui en découle. Alternant constamment discussions publiques et privées, les dialogues confidentiels et les communiqués officiels se heurtent aux différents points de vue et aux idées quant à la manière de faire face à la menace. Au centre de ce débat démocratique se trouvent des personnages nommés pour représenter diverses fonctions sociales : la scientifique et médecin Rieux, le fonctionnaire Grand, le juriste Othon, le journaliste Rambert, le théoricien du complot Paneloux, l’activiste politique Tarrou. Or, ces personnages sont décrits, comme chez Camus, comme des humains en chair et en os à qui la crise renvoie des questions fondamentales sur l’être humain : Quelles sont mes raisons et mes objectifs ? Quel est mon combat ? 

Depuis l’apparition du roman d’Albert Camus LA PESTE en 1947, le caractère métaphysique et allégorique de cette œuvre à multiples niveaux, qui a été interprétée principalement comme une métaphore de l’occupation de la France par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale et de la lutte de la Résistance contre celle-ci, a été analysée maintes fois. L’auteur iranienne Mahin Sadri et le régisseur Amir Reza Koohestani, en revanche, interprètent dans leur adaptation DIE SEUCHE le roman comme la représentation précise et obsédante, mais en même temps sobre et presque sans émotion, du déroulement d’une épidémie qui menace toutes nos vies et de la lutte des humains contre celle-ci. Les positions des personnages s’associent à des attitudes que nous connaissons bien dans nos débats actuels sur la Covid-19 : de la répression et de la négation de la pandémie, aux désaccords sur la meilleure façon d’y faire face, aux stratégies d’utilisation de la menace mortelle à des fins personnelles et politiques – et à l’espoir de pouvoir construire une société meilleure, plus démocratique et plus juste “après”. 

L’équipe d’auteurs iraniens Mahin Sadri et Amir Reza Koohestani transposent l’œuvre de Camus dans le présent et jettent un regard extérieur sur notre société démocratique d’Europe occidentale ainsi que sur ses valeurs. 

©Amir Reza Koohestani
  • du samedi 15 mai (16h) au dimanche 16 mai 2021 (16h) – Kaserne, Basel

Spectacle, « Father Politics », Muhammed Kaltuk/Compagnie MEK, danse

L’émotivité de la politique, la polarisation des campagnes publicitaires politiques, l’influence et la manipulation consciente par des vérités interprétées, réécrites, tordues et modifiées différemment sont au centre de la nouvelle pièce de danse du chorégraphe Muhammed Kaltuk et de sa compagnie. Father Politics cherche dans la personnalité des artistes concernés. Pour Kaltuk, lui-même fils d’un homme politique turc, le nouveau climat politique en Suisse a un impact direct sur la vie. Le climat d’intensification et de polarisation de l’opinion émotionnelle dans la politique suisse est une occasion pour lui et l’ensemble multinational et diversifié de prendre une position active et artistique sur et contre elle. La manipulation, la réécriture, la torsion et le changement des vérités sont les points de départ de la recherche du mouvement ; les personnalités et les personnalités des artistes participants se fondent dans la recherche. Kaltuk laisse aux danseurs un certain espace pour se réinventer et l’utilise spécifiquement dans ses chorégraphies.

©VIN.SKIZZ

Spectacle, « Reboot », AΦE, danse – arts numériques

Bienvenue dans la danse-théâtre du futur imaginée par le duo AΦE ! Esteban Lecoq et Aoi Nakamura portent sur scène la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle, tout en veillant à ce que la performance technique ne s’impose jamais sur l’émotion. Ici, ils équipent certains spectateurs de capteurs sensoriels permettant d’interagir avec le son, la lumière, l’image, le mouvement… Le public devient donc acteur du spectacle ! Reboot (redémarrer en anglais) nous entraine dans le voyage imaginaire de Lilith dont les parents, confrontés à la mort annoncée de leur fille, décident de préserver son corps dans la glace dans l’espoir que la science permettra un jour un nouveau départ. Des paysages oniriques traversés dans son sommeil, en compagnie d’un magnifique bison, jusqu’à sa réincarnation dans une nouvelle vie, c’est à une expérience sensible que sont conviés les spectateurs, aux limites du réel et de l’irréel.

Reboot@Niels Prayer

Inscriptions et informations pratiques :

Les 3 rencontres sont indissociables, l’inscription engage pour les 3 week-ends.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 mars 2021 – 18h.
Pour veiller à la composition d’un groupe le plus divers possible, NovaTris et le SUAC se réservent le droit de sélectionner les demandes de dépôts de dossiers.
Tout étudiant obtiendra une réponse, au plus tard le 04 avril 2021.
L’hébergement collectif et les repas sont organisés et pris en charge pour tous les participants.
Les déplacements sont remboursés via le coordinateur décentralisé Eucor – Le Campus européen de chaque université (sur pièces justificatives).
Une participation de 24 € par étudiant est demandée pour les 3 spectacles. Cette contribution sera demandée lors de la première rencontre. Paiement par chèque à l’ordre de l’agent comptable de l’UHA ou en liquide (Euros).

Programme maintenu sous réserve des futures annonces gouvernementales et éventuelles contraintes sanitaires.

Pour toute question, n’hésitez à nous contacter par courriel à l’adresse culture@uha.fr

INSCRIPTION

Contacts coordinateurs décentralisé Eucor – Le Campus européen :

©suac